Outil indicatif
Le calcul dépend de la date exacte de notification et de votre situation. Seul un avocat peut confirmer le délai applicable et déposer le recours. En cas de doute, consultez sans tarder un avocat en droit des étrangers ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires sous conditions de ressources.
Point de départ pris en compte : la date que vous saisissez ci-dessous. Selon le mode de notification, cette date est : le jour de la remise en main propre ; ou pour un pli recommandé (LRAR), la date de première présentation du courrier, même si vous n’avez pas retiré le pli.
Votre situation
Estimation de la date limite de recours
- Situation
- OQTF avec délai de départ volontaire
- Règle appliquée
- 30 jours calendaires à partir de la notification (cas le plus fréquent : refus ou non-renouvellement de titre sans urgence). Report au premier jour ouvrable si l’échéance tombe un samedi, dimanche ou jour férié.
- Date limite estimée
- lundi 16 novembre 2026
- Temps restant
- 32 jours
- Report jour ouvrable
- L’échéance calculée brute tombait un samedi, dimanche ou jour férié : reportée au premier jour ouvrable suivant (règle du contentieux administratif).
- Source
- CESEDA article L614-4
Outil indicatif. Le délai réel dépend de la date exacte de notification (mode de notification : remise en main propre = jour de remise ; LRAR = date de première présentation du pli, même non retiré) et de votre situation précise. Seul un avocat peut confirmer le délai applicable et déposer le recours. L’aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires sous conditions de ressources.
Prochaines étapes
- Vérifier l'aide juridictionnelle — plafonds officiels 2026, prise en charge des honoraires sous conditions de ressources.
- Comprendre l'OQTF — motifs de prononcé, IRTF, rétention, articles CESEDA.
- Approfondir l'OQTF — procédure devant le tribunal administratif, motifs de contestation classiques, aide juridictionnelle.
Les 5 délais de recours OQTF
La loi du 26 janvier 2024 a distingué plusieurs régimes de recours contre une OQTF, selon la situation dans laquelle elle est notifiée. Le délai court à partir de la notification et est non prorogeable : le respect du délai conditionne la recevabilité du recours devant le tribunal administratif.
48 heures — Placement en rétention administrative
Délai compté heure par heure à compter de la notification. Aucun report jour ouvrable (délai en heures, non prorogeable). Le juge administratif statue en 96 heures.
7 jours — Assignation à résidence
Délai calendaire. Report au premier jour ouvrable si l’échéance tombe un samedi, dimanche ou jour férié.
15 jours — OQTF après rejet définitif de la demande d’asile
Délai applicable après rejet définitif Ofpra puis CNDA. Report au premier jour ouvrable si applicable.
30 jours — OQTF avec délai de départ volontaire
Cas le plus fréquent : refus ou non-renouvellement de titre de séjour sans urgence. Report au premier jour ouvrable si applicable.
1 mois — Droit commun
Régime résiduel (article L911-1 du CESEDA), hors rétention, hors assignation, sans délai de départ. Calcul de date à date : même quantième le mois suivant, plafonné au dernier jour si le quantième n’existe pas.
À partir de quelle date ?
Le point de départ du délai dépend du mode de notification. L’outil calcule à partir de la date que vous saisissez, mais il ne peut pas deviner le mode. Vérifier la bonne date de départ est indispensable.
- Remise en main propre : le délai court à partir du jour de la remise, contre signature d’un accusé de remise en préfecture ou en centre de rétention.
- Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) : le délai court à partir de la date de première présentation du pli par La Poste, même si vous n’avez pas retiré le courrier à temps. La date de retrait effectif est indifférente.
- En centre de rétention administrative (CRA) : la notification est remise en main propre, souvent en présence d’un interprète. Le délai de 48 heures court à partir de l’heure exacte de notification.
Si le délai semble dépassé
Le dépassement du délai contentieux devant le tribunal administratif ne signifie pas que toute action est fermée. Un avocat en droit des étrangers peut évaluer les options restantes selon la situation :
- Recours devant la Cour administrative d’appel après jugement.
- Nouvelle demande de titre de séjour pour un motif différent (naissance d’enfant, mariage, changement de situation médicale, article 8 CEDH...).
- Référé-liberté ou référé-suspension en cas d’exécution imminente.
- Vérification des irrégularités de procédure ou de motivation qui peuvent nourrir un recours ultérieur.
Sources officielles
- CESEDA — articles L611-1 et L614-1 à L614-4 — régimes d’OQTF et délais de recours (régime issu de la loi du 26 janvier 2024).
- Loi n 2024-42 du 26 janvier 2024 (immigration) — texte de référence des délais post-réforme.
- Service-public.fr — OQTF — fiche pratique.
Outil indicatif basé sur les règles générales du CESEDA post-loi du 26 janvier 2024, vérifiées le 15 juillet 2026. Ne remplace pas l’avis d’un avocat sur votre situation précise. Les jours fériés français utilisés couvrent 2026-2030 ; au-delà, un report ouvrable ultérieur pourrait ne pas être pris en compte. Domaine date-sensitive : en cas de réforme du CESEDA, l’outil sera réévalué par la rédaction éditoriale DIKOO. Voir la définition complète de l'OQTF.